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Du faire à l’être !

Nous sommes enfermés sans cesse dans le faire d’une prison illusoire car on nous a habitué à vivre seulement à travers le faire de ce monde falsifié. Être est pour l’instant hors de notre porter car non accessible à notre manière de fonctionner pourtant tout le processus qui s’ouvre à nous en ce temps de libération sert ce passage afin de nous sortir de cette prison conceptuelle.

Nous sommes enfermés dans une conception inversée afin de toujours faire autrement ce que nous sommes réellement. Toute cette procédure est un filet mental et paradoxale qui nous empêche de comprendre tout le faire qui nous enchaîne. Le faire est le processus qui nous perd car tant que l’on voudra faire, l’on ne pourra tout simplement pas être.

Le faire est le processus du non être car il interfère dans un concept qui coupe l’accès à notre être réel puisqu’il tend toujours vers l’autrement. Tendre vers l’autre c’est donner à l’autre tout ce que nous ne sommes pas sans comprendre ce que nous sommes vraiment et comme nous ne savons plus être puisque nous ne savons plus qui nous sommes réellement nous cherchons à être et donc nous cherchons à faire mais hélas tout cela à un effet inverse puisque cette tension nous défait de tout ce que nous sommes.

Dans ce jeu sans fin, pourtant l’être de notre être est, et heureusement puisqu’il veille sans cesse à ce que nous puissions retrouver l’être que nous partageons tous. Dans ce partage et dans cet échange même si au début il reste inconscient, se crée quand même tout une nouvelle approche, un nouveau regard pour pouvoir enfin voire tout ce qui ne se montre pas.

Notre manière de faire est devenu si habituelle et si automatique que nous ne faisons pratiquement plus attention aux processus qui se jouent en nous. Nous laissons faire mais se faisant nous ne pouvons plus laisser être…

Pourtant tout est dans le laisser être et d’une certaine manière ce vers quoi vous tendez est cette tension même qui vous empêche ainsi de vous laisser être. Nous n’avons pas d’autres choix que de désapprendre car toute la manière de faire qui nous fut inculquée tout le long de notre vie nous élance sans cesse à nous perdre dans le faire.

Il faut bien entrevoir toute la différence entre ces deux processus ! Ils sont complémentaires mais deviennent excluant l’un de l’autre quand ils ne sont pas vus ensemble car c’est à travers la compréhension de leur complémentarité que l’on accède à une vision claire de l’être. Avant l’être n’a pas de place car tout dépend de la perspective, de là où on se trouve pour voir l’ensemble où sinon toujours le particulier.

Alors partons premièrement du particulier qui se croit enfermer dans le faire de sa vie. Dans sa perspective il ne voit qu’à la hauteur de se qu’il connaît. Ses seules références sont basées sur son expérience et donc sur tout ce qu’il a fait et compris à travers. Enfermer dans cette vision tronquée, il ne sait pas qu’il existe une autre manière de faire et donc d’être au monde.

Quand il découvre que tout ce qu’il a fait va l’encontre de ce qu’il est, il se retrouve… en fait il tend vers sa redécouverte mais comme les moyens qu’ils utilisent sont inefficaces pour cela, il ne sait plus quoi faire, et là est le commencement, la potentielle redécouverte d’être autrement.

Ne pas être est se faire qui nous enchaîne et ça nous tous savons très bien le faire mais quand d’autres possibilités pointent leurs nez car nous ne voulons plus faire comme avant, alors comment vraiment faire ? En fait, il n’y a rien à faire d’autre que d’expérimenter autrement pour faire ressortir toutes nos habitudes mentales afin de pouvoir les dépasser et c’est cela : désapprendre.

C’est un processus lent mais nécessaire pour apprendre à nouveau mais plus à la mesure de ce monde de fer forgé mais à la mesure de l’être non forgé que l’on est tous potentiellement. Nous devons apprendre à sortir de toute l’étroitesse et de toute la dureté de ce monde fini pour retrouver l’espace infini de toutes nos possibilités.

Le faire de ce monde nous marque de manière indélébile afin de nous forger à la forme de ce qu’il souhaite accomplir à travers nous tous, tout en nous détournant de tout ce que nous sommes. Laisser faire toute cette forge planétaire amène inexorablement l’être humain à devenir autre, et cet autre est à la mesure de tout ce système en perdition.

Tout ce système utilise toute la déperdition de notre propre énergie dans tout se faire inutile car ainsi il peut à loisirs utiliser toute notre énergie. Ainsi le faire de notre monde est l’outil de tout ce système pour nous amener premièrement à nous perdre, à devenir autre et ainsi perdre le sens de soi pour secondement asseoir leur propre réalité à travers l’utilisation de toutes nos énergies focalisées.

Au-delà de la forme qui nous compresse tout en nous obligeant à faire sans cesse la même chose, existe en nous tous, un espace, un lieu, un état où nous ne sommes pas enfermés dans cette structure parasitaire. Cet endroit est là en vous, il est même la racine de tout votre être, plus vous vous êtes coupé de vous-même plus vous vous êtes éloigné de ce lieu et donc de cet état.

Ici, je vous montre une géographie intérieure qui de manière inversée ressemble à la géographie extérieure. Tout ce que vous vivez à l’extérieur est le procédé d’apprentissage pour vous redonner la carte de cette géographie intérieure afin de pouvoir retrouver ce lieu source ou vous n’êtes jamais partie et donc nullement enfermé par quoi que ce soit.

Tant que vous croirez qu’il faut faire quelque chose, vous serez enfermé dans la forge abyssale de ce monde en furie mais si vous comprenez que derrière toutes ces idées de faire quoi que ce soit comme d’être aussi quoi que se soit, tout cela restera dans le même plan d’enfermement et ainsi dans le procédé d’interférence qui vous empêchera de pouvoir simplement expérimenter l’expérience de votre vie, au lieu de l’imaginer, de la pensée même.

Tout est déjà en place pour que vous puissiez découvrir tout ce que vous avez à découvrir mais si vous interférerez sans cesse  avec l’expérience directe de votre vie, vous ne serez pas à même de pouvoir recevoir simplement tout ce qui se présente puisque vous lui barrez la route. Votre croyance à faire toujours quelque chose vous bloque l’expérience réelle et authentique de vivre simplement ce que votre être est !

Ne pouvant être qui vous êtes, alors tout une couche supplémentaire d’expériences arrive pour vous redonner accès à la possibilité de retrouver l’expérience réelle de votre vie. Arrêtons de faire tout ce que l’on nous a inculqué afin de défaire tout ce faire qui nous enferme toujours plus à ne jamais être soi-même.

Être, c’est laissé être, c’est faire confiance totalement à tout ce qui nous dépasse car nous savons que l’être de notre être est la racine et la source de chaque être vivant en chaque monde. Nous partageons tous cet être en nous et ainsi nous sommes tous l’expression singulière de cette Unité ! Dans cette unité nous sommes tous là pour expérimenter cette unité de manière différente, ainsi nous sommes aidés comme personne ne peut l’imaginer et il suffit de s’ouvrir à cet infini en nous pour suivre simplement les indications intérieures et voir qu’une fois que nous arrêtons d’interférer, nous n’avons plus besoin de souffrir, car la souffrance est juste là pour nous rappeler qui nous sommes.

Retrouvant peu à peu qui nous sommes, c’est-à-dire faisant de la place pour accueillir tout ce qui se présente sans jugement car en sachant que tout est toujours à la mesure de ce que l’on doit vivre, alors dans cet état d’accueil total, dans cette ouverture pleine pour chaque évènement comme pour chaque expérience, tout coule de source, tout se fait naturellement car en fin nous sommes en phase avec nous-même comme avec toute chose suivant sereinement le flux infini de la vie qui nous amène peu à peu vers nous-mème.

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