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Le jeu de la séparation

Il est important d’entrevoir les limites qui nous sont inhérentes afin de pouvoir les dépasser ensuite. Ils existent plusieurs limites, plusieurs strates qui nous enferment tout en nous protégeant des autres ou des évènements de l’extérieur.  Nous voyons le monde à travers tous les sens de notre corps. Ils sont les premières portes qui nous donnent des informations sur ce territoire tout extérieur. D’autres sens, plus intérieurs nous donnent accès à d’autres types d’informations comme sur notre état intérieur ainsi tous ces sens nous permettent de créer en nous une image mentale, une représentation de ce que nous décodons en notre monde.

C’est la base et sans cette base, nous serions dans l’incapacité de décoder ce monde. Ces informations sont la structure, l’essence de tout ce que nous allons apprendre de ce monde et ils deviennent ainsi le moyen le plus simple pour pouvoir exister dans cette réalité tout en interagissant avec autrui.

Cette représentation mentale est le prisme qui va nous permettre de pouvoir assimiler ce monde à notre être afin de pouvoir s’y mouvoir, s’y exprimer tout en communicant avec les autres et avec soi-même. Tout est communication car sans cesse nous recevons des informations extérieures comme intérieures qui assure une continuité en vue de notre propre assimilation.

Mais qu’est que l’on assimile ? Nous assimilons sans cesse qui nous sommes mais comme nous ne comprenons pas encore bien qui nous sommes, nous tendons peu à peu à mieux nous comprendre à travers l’expérience que faisons ici-bas par le biais de la communication incessante qu’il y a en nous.

Cette communication, au départ est exclusivement mentale. Au-delà du parasitage et du bruit de fond existe ce dialogue qui nous tend, qui pointe vers notre propre auto-découverte. Cette découverte, il faut le bien le comprendre ici est au-delà du cadre mental, du champ sémantique qui nous assure pour l’instant un bon fonctionnement dans ce plan d’existence. Ce champ, ce chant nous est utile au départ afin de pouvoir vivre dans ce monde mais en suite il devient la limite même qui nous enferme dans un train-train journalier inutile et futile, dans une boucle d’auto satisfaction qui nous empêche d’aller au-delà et d’ainsi de découvrir véritablement qui nous sommes.

Ainsi, tout mon propos est basé exclusivement sur bien comprendre tout ce champ mental, tout ce chant sémantique afin de pouvoir le circonscrire, c’est-à-dire d’intégrer en conscience nos propres limites afin de pouvoir les dépasser ensuite et pouvoir faire enfin l’expérience de ce qu’il y a derrière.

Tant que nous sommes enfermés dans ce champ mental, nous ne faisons qu’exclusivement l’expérience de cette réalité à travers l’œuvre du mental et ainsi il devient l’interférence même qui nous empêche de nous ouvrir à notre réalité essentielle et authentique. C’est pour cela que nous sommes enfermés dans un mensonge, un ersatz, une structure psychologique falsifié par des tonnes de croyances.

Tant que nous sommes enfermés à l’intérieur de cette illusion nous ne pouvons voir ni comprendre tout le fallacieux délire dans lequel l’on est complètement plongé car pour le coup l’on se retrouve vraiment plongé dans une eau mentale qui est comme enfermé dans un bocal, telle une sphère énergétique qui nous englobe du monde extérieur. C’est grâce à cette sphère énergétique que l’on peut faire l’expérience de la séparation et s’ouvrir à une personnalité séparée, différencié, à un ego.

Cette sphère est la solution ‘sine qua non’ car c’est à travers le jeu de la séparation que nous grandissons en ce monde et que cette réalité-ci devient possible. Dans ce jeu séparé, dans le ‘je’ de notre expérience nous grandissons peu à peu à travers ce cocon et toutes ces limites. Notre mental s’expérimente ainsi dans la projection de notre être sur les parois de ce cocon. Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est car nous ne pouvons voir seulement la projection de nos propres croyances sur la façade de notre sphère et ainsi nous ne voyons que nous, projetant sans cesse sur autrui notre propre représentation d’autrui ou du monde.

Il est très dur d’imaginer au départ cet état de fait car nous ne savons pas que nous sommes enfermés dans cette sphère énergétique puisque en général nous ne voyons pas le monde énergétique mais seulement le monde de la forme, de la chair, du terre à terre.

Enfant nous vivions les choses totalement car nous n’avions pas encore de structure mentale, de représentation du monde, des autres. Nous étions totalement innocents, vides, ouverts à toute chose comme à tout être, nous ne connaissions que le jeu, la joie, l’expression infinie de la vie. Peu à peu nous avons été poussés par nos proches à devenir comme eux, à voir comme eux, à vivre comme eux et ainsi nous sommes devenus comme les autres des grandes personnes.

Devenir comme eux, c’est-à-dire, pensées comme eux, avoir une vision identique qu’eux, une structure psychologique comme eux et ainsi nous avons commencés par pensées par nous même à travers leur vision identique, leur système de pensées similaire. Une fois que nous avons eu les mêmes représentations en nous qu’eux, nous avons pu échanger, communiqué car nous avions la même carte intérieure mentale qui nous donner la possibilité de pouvoir interagir sur le même plan.

Ce plan intermédiaire, cette carte intérieure, ce chant sémantique fit intervenir par nos propres projections intérieures, l’apparition de la pensée. Ainsi de la communication extérieure avec autrui nous avons commencés la communication d’avec nous-même ou pour le dire autrement d’avec nos propres représentations.

Ainsi débuter la connaissance de soi à travers notre propre conscience existentielle, à travers tout le ‘je’ de ce dialogue, c’est-à-dire à travers l’ouverture de ce champ mental qui se projetait sur la sphère énergétique de notre être de ce monde.

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