Être le chemin !

Être le chemin !

On nous a tous inséré peu à peu, sur des routes balisées, qui nous enchaînent dans la voie de ce monde si sombre. En grandissant dans ce monde, on nous a appris toutes les routes que l’on pouvait suivre, tout en nous détournant de toutes les autres voies possibles, car elles ne rentraient pas dans le consensus collectif.

Toutes ces autres voies pourtant continuent d’exister dans notre conscience, mais comme on nous a programmés à ne plus y faire attention, elles ne rentrent plus dans notre mode de fonctionnement. Nous fonctionnons alors d’une certaine manière qui exclut d’innombrables possibilités, tout en nous montrant seulement celles que l’on a établies comme acceptables. Ce que nous avons fini par accepter en nous est devenu le socle perceptif que l’on prend pour réel dans ce monde.

Ce réel, que nous partageons tous, est une route balisée par le système, façonnée pour ne voir qu’une certaine partie de ce qui s’y passe sans cesse. Cette voie entourée de digue bien définie nous emmène là où l’on doit aller, même si cela n’est pas pour notre bien, car cela est en définitive pour nous perdre. En effet, cette route balisée, façonnée, préparée est une voie qui nous entraine dans une réalité totalement fictive afin que l’on devienne un outil, utile au seul système qui l’emploie.

Donc cette voie artificielle que nous suivons inexorablement, nous ne pouvons jamais en sortir, car nous ne savons pas qu’il existe d’autres voies, d’autres routes. Ces mots, ces idées partagés devant toi, sont là pour établir dans ta conscience qu’il existe bien d’autres voies, dont une essentielle et vitale même, qui est ton propre chemin et donc ta propre voie, naturelle, réelle, authentique.

Ce n’est pas un chemin facile à suivre, car ce n’est pas un chemin qui existe encore. C’est un chemin que tu vas apprendre à suivre, sans qu’il soit encore là, mais c’est dans ton cheminement même qu’il apparaitra. C’est ainsi, un chemin que personne d’autre que toi ne pourra te montrer car il existera seulement quand tu commenceras à l’arpenter. Seulement quand tu commenceras à faire plus confiance à toi qu’au monde, qu’aux autres ou même au système.

Être le chemin, est cette voie dont tu ignores tout ! Pourtant, elle reste la seule véritable voie qui te donnera l’opportunité de sortir de toutes ces voies artificielles. Comprends que toutes les routes qui existent face à toi, ou même en toi, ne sont que des voies de perdition. Elles sont là pour te perdre et pour prendre constamment ton énergie, ton attention, et donc ton pouvoir de vie.

Dans tous ces chemins, tu n’as plus de place pour être. Ce qui est, en toi, ne fait que suivre ces chemins de façon automatique, de manière inconsciente. Ces routes que tu suis dans ta vie de tous les jours sont comme des trottoirs roulants, où tu n’as plus rien à faire d’autre que de regarder. Tu es ainsi de plus en plus inactif, te désactivant ainsi toujours plus, car ce qui agit en toi ne provient plus de toi.

Là est la voie de ce monde ! Là est le fonctionnement de ce monde et tant que tu es dans cette dynamique qui se fait sans toi, tu n’as même plus de voie possible à toi, car elle en est sans cesse exclue. Comprends-tu cela ? Dans ces voies mécanistes et artificielles, tu ne suis plus ton chemin, tout au contraire, toutes ces routes virtuelles, temporelles sont des voies d’évacuation vers d’autres contrées sans cesse éphémères. Elles sont là pour te déporter de toi et pour y prendre ta place !

Tout est là pour ça, pour t’extraire de ton propre chemin, de ta propre voie et donc de ton authentique vie ! Tant que tu ne prendras pas conscience de cela, tu ne pourras pas retrouver ta place dans ta propre vie, pour y être de nouveau aux commandes afin de sortir de tous ces chemins inconscients car automatisant.

Tu n’as plus de place pour être dans ces voies infinies ! Tu n’es même plus conscient de ce qui se passe en toi, car tout est là pour se faire sans toi. Plus cela se fait sans toi et plus ce circuit programmé extérieurement agit intérieurement. La seule chose qui agit finalement en toi, ce sont tes réactions qui sont conditionnées à ce que tu crois et donc à ce que tu attends, à ce que tu entends.

Tant que tu n’as pas conscience de toutes ces réactions en toi, elles resteront inconscientes tout en te programmant, car elles sont ce qui te conditionne à ce monde. Comprends que, dans ta réalité, tu ne fais que percevoir ce que l’on te montre, tu n’agis pas, tu ne fais que percevoir et réagir à travers ce que tu crois, à ce que tu penses ou vois.

Tu n’as d’action, réelle et concrète, que de pouvoir réagir à la perception de ce qui t’arrive extérieurement ou même intérieurement. Comme ce que tu perçois ne provient jamais de toi, cela te conditionne sans cesse à réagir à un monde qui n’est pas en toi, qui n’est pas de toi et, pour cela, qui t’y enferme inexorablement.

C’est cette perception du monde qui se surajoute en toi, qui te leurre, à y réagir et donc à l’alimenter autant intérieurement qu’extérieurement. Créant ainsi la forme et les barreaux de la prison qui est un labyrinthe qui se crée mentalement à chaque fois que tu réagis à ce que tu vois. Il n’y a pour cela pas d’issue possible en fonctionnant toujours de la même manière, car c’est ce fonctionnement même qui t’enferme dans ces murs toujours plus grandissants.

Tant que tu ne prends pas conscience de cela, tu continueras de réagir à ce monde qui n’existe pas. Tu dois apprendre à voir en toi, ce qui réagit, pour comprendre ce qui agit en toi. Pour comprendre, ainsi que ce qui agit en toi, n’est pas toi, mais seulement les formes et structures des croyances qu’il y a en toi qui sont devenues une interface dans laquelle, tu n’as plus de place.

Tant que tu es inconscient de cette interface, de cette interférence mentale, c’est elle qui aura tout pouvoir, car c’est elle qui agit en toi. As-tu conscience de cela ?

Si tu en prends conscience, alors une nouvelle voie s’ouvrira à toi ! Dans ce fonctionnement, il n’y a pas de place pour être, car l’être est mis de côté. C’est pour cela, que tu dois apprendre à t’observer intérieurement afin de prendre de la distance avec cette interférence. Plus tu prends de la distance avec elle, et plus tu prends conscience que tu n’es pas elle, et donc que tes réactions ne proviennent pas de toi mais d’elle.

Chaque réaction observée, prise en compte, deviendra un marqueur pour ne plus rentrer dans le circuit fermé de ta propre programmation, mais au contraire dans la prise de conscience de pourquoi tu réagis. À travers cela, tu pourras savoir quelle croyance en toi, agit encore. Ici, dans ce mouvement d’intégration et donc de dépassement de ce circuit fermé, tu dépasses peu à peu, tous ces opposés, ces « O Posé » qui étaient là pour te faire tourner en rond dans leurs mouvements sans fin.

Être le chemin, c’est utiliser son existence comme voie d’intégration ! Être le chemin, c’est comprendre que sa propre expérience est là pour éclairer et permettre de comprendre toujours plus ce qui se passe dans son monde. Ce monde est en toi, comme à l’extérieur, car en réalité tu es ce tout-un, que tu dois apprendre à retrouver, à découvrir, à dépasser et donc à intégrer.

Quand tu reprends conscience réellement de ce qui se passe en toi, tu reprends ta place. Ainsi, tu n’es plus à l’extérieur de toi, tu n’es plus à côté de tes baskets, tu n’es plus dispersé, tu n’es plus déphasé, tu n’es plus désaxé, puisque tu n’es plus absent à toi-même. Alors, tu peux réapprendre à marcher, et donc retrouver peu à peu l’accès à ta réelle volonté et donc à ta totale souveraineté. C’est quand tu es présent dans ton expérience, ouvert à tout et donc conscient de tout ce qui t’arrive, qu’Être devient ton seul chemin !

Il est finalement à la mesure de ce que tu dois apprendre à percevoir dans tout ce que tu expérimenteras. L’expérience devient alors ton seul mode d’apprentissage, car l’extérieur et l’intérieur tendront vers une harmonisation constante qui est l’intégration totale de l’unité qu’il y a toujours eu en toi.

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