Observer est ce qui déprogramme !

Observer est ce qui déprogramme !

Tout est là, et pourtant nous n’avons plus la capacité de tout voir, de tout comprendre et donc de tout interpréter. Tout est là, mais comme nous sommes au milieu, nous ne voyons que nous, et nous ne pouvons percevoir que ce que nous nous cachons à nous-mêmes. Quelle expérience étrange !

Un face-à-face mystérieux où le mystère c’est TOI ! Tu es ce mystère que tu peux redécouvrir quand tu comprends que tout est là pour toi, pour te comprendre, pour t’intégrer, te découvrir et ainsi totalement t’assimiler au tout que tu as oublié de l’être suprême que tu es.

Nous ne comprenons plus les choses telles qu’elles sont mais sans cesse comme on nous les montre. On nous montre ce qui n’existe pas et on s’y enferme constamment. Cette forme en nous se projette alors extérieurement pour pouvoir quand même en faire l’expérience. Mais nous avons oublié que nous sommes ce tout et que ce tout est nous.

Dans l’oubli de l’être, en ce monde, on se prend pour cette forme, cette narration, cette voix intérieure. On s’assimile à elle, on se prend pour elle, on vit à travers elle mais nous ne sommes pas elle. Nous nous sommes oubliés dans sa voie, perdus dans son monde où les reflets naissent et meurent en même temps.

Cette voix a pris toute la place, cette narration a rempli tout l’espace de notre conscience. Elle a monopolisé tout notre temps pour nous montrer ce monde, qui s’interpose sans cesse dans notre esprit. Peu à peu, nous avons eu de moins en moins de place, et donc de moins en moins conscience de ce qui s’y passe, alors notre absence a pris toute la place. Laissant notre expérience à d’autres !

Nous sommes si inconscients de ce qui se passe en soi ! Si absent à tout ce qui se dit en soi, que l’on a fini par croire qu’elle ne pouvait qu’être soi. Mais non, cette voix, cette narration, ces pensées et toutes ses émotions sont la structure d’une réalité parasitaire qui engendre cet enfer sur terre.

C’est cet enfermement incessant, à travers un flux constant de pensées, de désirs, d’envies, d’émotions qui nous gouvernent. Nous ne sommes plus maîtres en notre demeure car la voix dans notre conscience a créé une voie illusoire pour nous y perdre sans cesse.

Seule l’observation de ce qui se passe en soi peut nous donner la possibilité de voir ce qui se passe et non plus de suivre bêtement ce qui se dit. Seule l’observation peut permettre l’extraction de notre conscience du flux mental. Seule l’observation peut nous amener à prendre assez de distance pour voir concrètement que nous ne sommes pas nos pensées, nos idées, nos désirs, nos envies et toutes les émotions qui se génèrent de cette voie matricielle.

Il n’y a pas d’espace pour l’observation et donc pour l’expérience de ce qui nous dépasse. Sans observation, on ne peut voir au-delà ! Sans observation du mental, on ne peut le dépasser car on s’y engouffre sans cesse, emporté par ses trames tourbillonnantes, par son chant enivrant.

L’observation est la clé pour nous permettre de prendre de la distance avec les processus qui se jouent de nous, en nous. Tant que l’on ne peut observer le mental, on ne peut le dépasser ! Tant que l’on ne peut observer le personnage on ne peut le dépasser.

Tant que l’on est contenu par l’expérience de nos croyances, on ne peut dépasser l’expérience dans laquelle on est pris au piège. Tant que l’on est dans la voix/voie, on ne peut dépasser la voie qui nous contient.

Observe-toi, toi-même ! Il n’y a que l’observation de ce qu’il y a en toi, qui pourra te donner la possibilité de pouvoir sortir de ce que tu crois être toi ! Plus tu observes et plus tu prends de la distance avec la voie de ce monde. Plus tu observes et plus tu t’ouvres à l’instant présent et tu sors de tous les temps illusoires comme de toutes ses routes temporelles éphémères.

Quand tu observes, tu reprends conscience de ce qui se passe ! Quand tu observes, tu reprends le flux réel de ton existence, car tu n’es plus entraîné, manipulé, happé par toutes les pensées qui t’ont assiégé, depuis que tu as commencé à penser.

Quand tu observes, tu redeviens ce que tu es, car tu reprends conscience du flux de ton être qui a toujours été là, caché derrière tous les flux illusoires du mental. Quand tu observes, les pensées, les émotions, les croyances, les envies, les peurs, les doutes, tout cela coule, et te touche de moins en moins car tu commences à les percevoir comme autres.

Cette démarcation est essentielle, vitale, pour te permettre de te rebrancher aux flux de ton être, qui est un flux sensitif. Un flux que tu apprends à sentir en toi, simplement, tranquillement, doucement, tu observes et tu laisses la vie en toi t’élever à elle. Tu ne grandis plus dans ce monde illusoire, puisque tu sais ne plus être en lui, alors tu te redécouvres éclore dans ce que tu as toujours été. Un être sensitif, présent, conscient, ouvert, vide !

À ce niveau, il n’y a plus aucun maître, aucune autorité, aucune divinité, plus rien qui soit là pour te soumettre extérieurement comme intérieureirement. Puisque plus rien ne peut te contenir, plus rien ne peut avoir autorité sur ton autorité suprême puisque tu contiens à nouveau tout. Tu redeviens ce tout, ce un, cet infini…

Il n’y a que toi, ta conscience, ta présence, ton être qui observe sans réagir. Et donc qui comprend à travers l’expérience que l’expérience élève, éveille, rectifie, remet en place et permet à nouveau à l’harmonie de retrouver toute sa place, afin que la vie puisse œuvrer à nouveau en toi.

Observe bien, que tout s’observe et même tout ce que l’on n’attend pas. Observe qu’il faut observer pas comme on nous l’a appris, mais au contraire, expérimenter ce que l’on ne connait pas. Observer tout sans focalisation, sans attente, sans idée ou même conception afin d’observer ce qui est là mais qui ne pouvait arriver encore à notre conscience.

Tout est là pour que l’on réagisse, mais que se passe-t-il quand on ne réagit plus ? Quand il n’y a plus de réaction à tout ce qui nous traverse, à tout ce qui vient à nous, ne reste-t-il pas que l’observation, la présence, la conscience ?

Tout est perception, mais si on ne sait pas observer, on ne perçoit qu’à moitié ! Apprendre à observer est bien compliqué car toute notre vie, on a regardé le monde à travers ce que l’on croyait et donc on ne pouvait y trouver que ce que l’on y attendait.

Et toi, qu’attends-tu ? Attends-tu de voir sans cesse la même chose ? Observe ce qui t’attend en toi ? Observe si cela va de soi de vivre sans cesse la même chose ? Observe cette boucle dans laquelle le monde se perd constamment ? Observez ! Observe-toi ! Observe pour trouver tout ce que tu n’es pas et alors pouvoir enfin te retrouver ! Observe toujours, sans cesse, et tu pourras t’extirper de toutes ces boucles qui sans cesse enferment le monde entier.

Mais observe, sans jugement, sans attente, sans intention, seulement observer, pour être, seulement comprendre l’être de son être. Derrière toutes les pensées, derrière toutes les émotions, derrière tout ce monde qui te remplit, observe ce qui est pour en reprendre conscience.

Observer, c’est éclore en soi-même, c’est prendre conscience de tout ce qui nous perd pour percevoir ensuite tout ce qui nous libère. Observer, c’est se connaitre soi-même et se connaitre, c’est renaitre à ce que l’on a toujours été.

Observer est l’expérience ultime pour te permettre de passer d’une expérience pleine à une expérience vide. Et quand tu observeras ce vide en toi, tu pourras être à nouveau tout ce que tu es.

Aller à la barre d’outils