Sortir des histoires d’autrui
Histoire, de remettre les points sur les i… Sortir des histoires d’autrui, c’est sortir des histoires des autres i. Ce « i » est ce que nous sommes réellement, concrètement, vibratoirement avant de nous incarcérer, de nous former à la forme de ce monde. Nous sommes cet axe, issu de ce point, de cette source. Là où il n’y a plus rien, il ne reste que le tout, l’infini, et donc l’un.
Nous sommes des êtres verticaux, des traits provenant d’un point, d’une ouverture, d’un vide. Ceci est l’idée de départ, afin de comprendre les idées générales, qui en découleront. Tout suit cette dynamique, tout par d’un point, d’une ouverture, descend verticalement, et œuvre horizontalement à travers un tore, ou une spirale afin d’exprimer et d’expérimenter ce « tout en un ».
C’est l’idée d’un tout qui utilise des formes, des symboles, des dynamiques pour permettre l’expérience de tout, et donc de tous. Nous sommes ainsi tous des « i » qui s’ignore, nous sommes même devenus des « i » qui ont fini par se projeter ici-bas, faisant apparaitre un autre « i » mais inversé.
Nous nous prenons alors pour ce « i » inversé : « ! », une sorte de point d’exclamation qui avant était juste un point d’admiration. Qui par la force des chose, à admirer son image et c’est comme jeté à corps perdu dedans…
Nous sommes ainsi cela en notre monde, nous sommes cette image, cette forme, cette idée :
Ceci est le plan de l’idée et passons un temps dans le plan de la forme, là dans cet océan où tout se reflète et donc où tout s’inverse. Ici, il n’y a que projection de notre verticalité, mais nous, nous ne voyons que la forme inversée qu’il y a, à notre niveau. Nous sommes ici-bas, dans ces eaux usées et tourbillonnantes, enfermés dans ses flux, et ses mouvements. Nous ne savons pas, bien sûr, que tout ce que nous voyons n’existe pas.
Dans cette dimension astrale, l’océan matriciel nous recouvre tous, ceci est notre aquarium, c’est ce qui nous contient et nous constitue pour l’instant. Comme nous ne savons plus que nous sommes tous un être vertical et pas qu’un être horizontal, nous n’avons pas accès aux informations du dessus mais juste à la perception des formes qui se projettent dans ces eaux.
Tout ce que nous voyons alors se sépare, comme nous nous divisons sans cesse, nous-mêmes, et devient alors le symbole que l’on devra apprendre à réunifier. L’intégration est cette unification que l’on pourra découvrir une fois que l’on aura dépassé l’horizon des évènements de ce monde qui nous en barre le passage et donc la compréhension.
Dans ces eaux, dans ces flux, nous sommes encerclés d’images, d’histoires, qui nous font sans cesse tourner en rond car cela reste que des reflets. Nous sommes dans la dimension mentale, expérimentant le monde de manière duelle, formelle et donc totalement terre à terre. Pour cela, il n’y a aucune idée de verticalité, de réalité vibratoire et donc de dimension énergétique. Il n’y a que des histoires de corps, de personnages qui se perdent et qui se heurtent les uns les autres car ils ne peuvent comprendre ce monde de reflet.
Sortir des histoires d’autrui, c’est sortir de ce « ! », de cette inversion constante, de cette perception erronée et donc de cette incompréhension incomplète de ce que nous vivons sans cesse. C’est apprendre à percevoir que toutes ces histoires d’autrui, sont issues de cette inversion constante que nous prenons pourtant comme base et repère.
Sortir de ce « ! », c’est retrouver l’accès à notre verticalité et donc à notre authentique « i ». C’est un processus où la conscience se purge, se rectifie, se bonifie, s’élève en se contemplant, en se comprenant, et donc en intégrant peu à peu, toutes ses projections, comme des reflets et plus comme une réalité solide. Toutes ces histoires d’autrui n’ont rien de solide !
Elles sont tout au contraire la solidification de ce qui n’existe pas et qui nous enferme en même temps à continuer d’exister dans une trame de reflet, d’illusion où nous nous projetons constamment. Il n’y a ici, dans ces histoires, que des limites et des murs qui créent notre prison vibratoire.
C’est cet horizon conceptuel qu’il est bon de découvrir, pour enfin faire l’expérience de notre réalité verticale qui est le seul chemin de sortie. On ne peut sortir d’un monde qui n’existe pas, qu’en comprenant qu’il n’existe pas ! Sinon on s’appuie sur des choses qui ne peuvent nous porter et donc elle nous laisse inexorablement exsangues dans ce monde illusoire, au fin fond d’une réalité énergétique et vibratoire.
L’ouverture à cet horizon perceptuel est le seul moyen que l’on a, pour ne plus être aveugle et sourd à la réalité qui nous contient. C’est à nous de faire apparaitre les murs illusoires, fabriqués par toutes les strates de ces histoires d’autrui qui s’accumulent dans notre conscience. Ces autres « ! », en soi, n’existent pas plus que son propre « ! », et continuer d’alimenter en soi cela nous empêche de faire l’expérience réelle et concrète de ce « i ».
Quand on sort des histoires d’autres « ! », on s’ouvre à sa propre histoire. Cette histoire, elle s’expérimente, elle se découvre afin qu’elle puisse éclore en soi, dans sa conscience. Quand on observe ce « ! » de toutes parts, il commence à s’entrevoir en soi. Ce « ! » en soi, est ce personnage, cet ego, cette forme qui s’est alimentée de tous ces reflets, de toutes ces inversions. Il n’a pu être que cela, car il avait accès qu’à cela !
À ce niveau, il n’y a plus de jugement, seulement de la compassion, de la compréhension, de l’accompagnement, de l’aide, de l’entraide. Nous sommes ce tout et ce tout nous devons l’aider à dépasser l’illusion d’autrui pour redécouvrir l’expérience de son propre « i » et donc de sa propre verticalité.
Cette verticalité, au départ, n’a que peu d’espace, car tout est rempli par le mental, qui nous coule, car c’est le siège de cet océan où tout s’inverse et où tout nous oppresse et nous abaisse vibratoirement. Tant que nous ne comprenons pas que notre réalité est vibratoire, énergétique, nous sommes illusionnés par les formes diffractées, inversées qui nous traversent et nous perdent en même temps.
Cette verticalité ne peut apparaitre que dans l’expérience de ce que l’on sent, car à partir du moment où l’on comprend que la sensation est l’expérience même qui nous ouvre à la réalité verticale, on découvre tout un autre monde sensitif. Ce monde sensitif n’est plus enfermé dans sa dimension mentale et donc astrale, mais il s’ouvre à notre dimension énergétique et donc vibratoire, à notre véritable réalité.
C’est là que l’expérience sensitive permet de faire apparaitre tous ces reflets afin de pouvoir se laisser remonter vibratoirement, dans une expérience plus authentique. Alors, on dépasse peu à peu ce « ! » pour retrouver l’accès à notre authentique « i » qui est pure sensation, pure présence, là où la conscience s’élève et s’intègre en même temps.
Voilà comment sortir des histoires d’autrui !