Donner du sens à sa vie
Nous n’imaginons jamais à quel point le sens, la signification est importante dans nos vies. Sans sens ferions-nous tout ce que nous faisons tous les jours ? Sans sens, pourrions-nous suivre une autre route ?
Nous avons un besoin vital d’apporter du sens à ce que nous faisons car sinon pourquoi le faisons-nous ? Si, il n’y a aucun sens à vivre ce que nous vivons, pourquoi cette vie ? Pourquoi vivre comme nous le faisons ? Y a-t-il un sens à vivre comme on le fait ?
Donner du sens à sa vie, quand plus rien n’a de sens, est l’idée ! Tout ce que nous voyons, comme tout ce que nous entendons, apporte un certain sens, mais n’est-ce pas finalement un contresens ? Un sens qui ne nous sert pas mais qui nous éloigne sans cesse de la possibilité de pouvoir trouver un vrai sens à sa vie.
Pourquoi avons-nous besoin des autres ou du monde pour nous donner une signification à tout ce qui arrive à notre monde ? Mais ce qui arrive à notre monde, cela nous arrive à nous aussi ? Si cela ne nous arrive pas directement, pourquoi alors tout ce que l’on nous raconte pourrait encore nous toucher ? Pourquoi cela te touche ? Est-ce vraiment réel, tout ce qui se dit ?
Tant de questions, et pas assez de réponses ! Ou du moins des réponses toutes faites, que l’on nous ressasse sans cesse ! N’y a-t-il pas possibilité de trouver ses propres significations sur ce qui nous arrive à nous dans notre vie ? N’y a-t-il pas possibilité de trouver son propre sens à sa vie, pour ainsi pouvoir s’orienter vers une direction claire de là où l’on veut aller ?
Mais sait-on, là où l’on va ? Ou plutôt, sait-on là où on aimerait aller ? Mais alors pourquoi, jamais on n’y va ? Pourquoi l’on se retrouve sans cesse là où l’on ne voulait surtout pas aller ? Encore des questions !
Nous n’avons finalement jamais de bonne signification, comme jamais de réel sens à ce que nous faisons, et pour cela, nous sommes sans cesse perdus. C’est peut-être à partir de ces constations que l’on devrait remettre nos pendules à l’heure. Ce n’est jamais la bonne heure !
C’est toujours le malheur qui nous accompagne ! Peut-être que ce malheur est ce qui génère et alimente ce monde ? Pourquoi sommes-nous tous si malheureux ? Pourquoi avons-nous comme compagnon que ce malheur ?
Tout ce que nous recevons comme sens ou même comme signification engendre en nous un fonctionnement qui ne peut aller nulle part. Nous fonctionnons tellement à l’envers, tellement aveuglément, que nous ne sommes plus capables de voir où cela nous dirige. Nous ne voyons plus ce monde directement puisque l’on nous raconte ce que l’on doit voir, ce que l’on doit comprendre et donc en interpréter.
Nous ne voyons qu’à travers le regard du monde ! Et ce regard ne nous montre jamais le monde tel qu’il est mais tel qu’il nous programme. Nous ne sommes pas autonomes puisque depuis notre enfance, on nous dit ce qui est vrai, ce qui est faux, ce qui est bon, ce qui est mauvais. On nous a fabriqué un système de valeurs pour juger ce que l’on nous raconte et par ces jugements, nous réagissons au monde que l’on nous conte.
Nous sommes ainsi sans cesse programmés pour réagir à l’image que l’on nous donne du monde, mais jamais à travers ce que l’on voit par soi-même ! Et c’est là où se trouve le stratagème infernal qui persiste !
L’image que l’on nous donne, comme toutes les narrations dont on nous abreuve, est là pour générer ce malheur en nous-même, fabriquer ce chaos. C’est cela qui crée extérieurement la structure du malheur que l’on expérimentera sans cesse ensuite. C’est à travers ce que l’on ressent que se génère le monde. Sa forme ensuite sera formée par le prisme des croyances que l’on a terraformées dans toutes nos consciences.
Dans ce fonctionnement aberrant, on ne peut qu’être malheureux, puisque c’est le but du système de nous faire souffrir afin d’alimenter le système de notre souffrance, de nos maladies et de nos morts. C’est une réalité mortifère qui n’a de sens que dans notre souffrance alimentée extérieurement comme intérieurement. Tant que l’on reste sous l’influence néfaste de tous ces courants artificiels, nous ne pourrons fonctionner autrement !
Pourquoi continuer de s’alimenter de ce monde quand c’est à nous d’apprendre à manger par nous-mêmes ! Tant que l’on est dans ce système de dépendance, nous sommes programmables ! Nous sommes utilisables ! Nous ne sommes que des outils, des rouages que le système manipule à travers tous les récits que l’on reçoit, et je dis bien tous les récits !
Le seul récit qui pourra nous aider est le récit que l’on engendre dans une expérience directe du monde. Afin de faire éclore une compréhension lucide sur ce qui se passe dans sa vie et pas à l’autre bout du monde ! C’est à nous de comprendre notre asservissement au monde afin de ne plus dépendre d’aucun de ses stratagèmes pour nous manipuler !
Nous avons besoin de notre autonomie de conscience ! Et pour cela, on doit se défaire par tous les moyens de notre dépendance à quoi que ce soit ! C’est la base, pour nous permettre ensuite de retrouver un sens réel et authentique et donc une signification utile pour sa vie.